Le programme Leader 2007-2013 - des opportunités à saisir...



Depuis 2009, le  Pays de Verdun bénéficie du programme européen LEADER pour soutenir les projets de développement touristique à l’échelle du Nord Meusien. Doté d’une enveloppe de 1 083 571 €, LEADER accompagne des initiatives innovantes fondées sur un partenariat dont l’objectif est d’enrichir l’offre touristique sur le territoire. L’aide est destinée aux maîtres d’ouvrage publics et privés.
 Les collectivités territoriales, les établissements publics, les associations, les particuliers et entreprises, les offices de tourisme et les ménages agricoles (sous certaines conditions) peuvent solliciter une aide Leader. Les thématiques soutenues sont :

1. Tourisme d’histoire lié à la Grande Guerre
2. Patrimoine culturel et historique
3. Loisirs verts pour un tourisme durable
4. Tourisme évènementiel
5. Appel à projets : manifestations culturelles
6.  Création de structures d’hébergement touristique
7. Diversification des ménages agricoles vers des activités touristiques

Les principes clés de LEADER

 Le programme LEADER accompagne des actions apportant une valeur ajoutée en terme de qualité, d’accessibilité ou d’innovation.  La stratégie touristique a pour vocation de répondre aux besoins de développement du territoire.

Les conditions d’éligibilité

§  Le projet doit avoir un réel impact touristique (attractivité, flux de nouveaux visiteurs, retombées économiques)
§  Le projet doit se dérouler sur le périmètre du Pays de Verdun
§  Le projet doit bénéficier obligatoirement d’un co-financement public pour mobiliser une aide FEADER

ATTENTION : Le porteur de projet doit déposer son dossier auprès du GAL avant tout acte juridique (signature d’un bon de commande, devis ou facture)

Qui décide de l’attribution des subventions ?

1. Un avis technique est donné dans un premier temps sur la viabilité du projet et sa cohérence avec les autres stratégies de développement de la filière, notamment les politiques menées par le Conseil Général de la Meuse et le Conseil Régional de Lorraine,
2. La décision finale est rendue par le Comité de Programmation, composé d’élus et d’acteurs privés.

Le taux d’intervention de l’aide

Le montant FEADER est au maximum égal à 55% des dépenses publiques éligibles. En effet, certaines dépenses (ex : voiries, frais de bouche) ne peuvent être financées.

Nous contacter

GAL Pays de Verdun - 11, rue du président Poincaré

BP 80719 - 55107 VERDUN Cedex

Tel : 03 29 83 44 01 - leader@pays-de-verdun.fr  - http://www.paysdeverdun.fr/








Marville, nouveau temple solaire - article du républicain lorrain

RL du 28/01/2013

La centrale photovoltaique de Toul-Rosières. Photo Anthony PICORÉ

La centrale photovoltaique de Toul-Rosières. Photo Anthony PICORÉ


Le dépôt de demande de permis de construire d’une centrale photovoltaïque sur l’ancienne base aérienne de Marville-Montmédy remonte au 31 août 2010. Soit un mois avant celui concernant le site de Toul, datant, lui, du 30 septembre. « À l’arrivée, le projet toulois est opérationnel, le nôtre toujours en attente », constate mi-figue mi-raisin Claude Léonard. Conseiller général du canton de Montmédy, l’ex sénateur apparenté UMP connaît ce dossier comme sa poche. Tout comme celui de Toul. Concurrence oblige… Servie par Nadine Morano, alors ministre, Toul a imposé, selon Léonard, « une concurrence pas tout à fait loyale ». L’élu meusien n’a pas oublié que le projet plus au Sud a bénéficié du feu vert de l’État quelques jours avant la fin du moratoire Sarkozy, échappant ainsi aux fourches caudines de la Commission de régulation de l’énergie. Forte de quelque 1,4 million de panneaux photovoltaïques répartis sur 360 hectares pour une puissance de 115 MWc (megawatts-crêtes), la plus grande centrale solaire de France est entrée en service le 13 novembre dernier.
À l’inverse, le projet de Marville portant sur la couverture en panneaux solaires de 191 hectares de l’ancienne base aérienne, est resté dans la seringue. « I l a fait les frais du quota Besson d’attribution annuel de 500 MWc pour le pays et de la baisse de 20 % du tarif de base applicable aux installations de plus de 100 Kw (lire l’encadré ci-contre). La plupart des projets retenus étaient situés dans le Sud Est, en raison de leur forte rentabilité, et visiblement aucun critère d’aménagement du territoire n’avait été retenu », déplore rétrospectivement Claude Léonard.

Supplique


Ulcérée, l’ARF (Association des Régions de France) tapait, à la fin de l’année, du point sur la table. Alain Rousset, son président, exhortait la ministre de l’Energie, Delphine Batho, à « surseoir » au projet de réduire de 20 % le tarif d’achat par EDF de l’énergie d’origine photovoltaïque. Au motif qu’une telle disposition favoriserait l’essor des régions ensoleillées, au détriment de toutes les autres (lire ci-contre). Et ce, « en contradiction avec la plupart des Schémas régionaux du climat, de l’air et de l’énergie (SRCAE) ».
Une supplique visiblement entendue. Le 7 janvier, Delphine Batho proposait de relancer les appels d’offres pour les installations ainsi qu’une bonification des tarifs de rachat de l’électricité en fonction du lieu de fabrication des modules photovoltaïques. En Lorraine, ce bonus susceptible de ramener de l’équité entre Nord et Sud, relance les espoirs des promoteurs de Marville qui investissent – via la société Neoen, filiale de Direct Energie – dans une technologie franco-française, moins polluante que les panneaux importés d’Asie : « A la différence de Toul, les panneaux sont fabriqués en France et ne contiennent aucun métal lourd. Cette technologie brevetée "tracker" articule une installation pivotante permettant de suivre la course du soleil, afin d’optimiser la production d’électricité ». Portée par la communauté de communes de Montmédy, avec l’appui des élus lorrains, l’installation meusienne, d’un investissement de 150 à 200 M€, pourrait produire jusqu’à 70 MWc, soit l’équivalent de la consommation journalière en électricité d’une ville de 30 000 habitants.

Xavier BROUET.